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Carrefour La Chapelle

Paris, Porte de La Chapelle, France

Juin - Juillet 2017

Le camp de migrants, porte de La Chapelle après avoir été démentellé, il y a un mois renaît des ses cendres.
La centaine de migrants (env 400) vivent dans des conditions déplorables. Pas de toilettes, pas d'accès à l'eau courante, ni même au centre de premier accueil pourtant situé de l'autre côté de la route. Chaque matin dès 7 heures ils se rassemblent devant les grilles du centre, de l'autre côté des CRS ou des gendarmes forment une deuxième frontière inffranchissable. Ils ne les laisseront pas passé et ne pourront accéder aux aides mises en place par les assossiations, installés là, pour leur tendre la main.
Je m'y suis rendu à plusieurs reprises entre le mois de juin et le mois de juillet. J'y y est rencontré Mario, Said deux jeunes soudanais arrivés il y a peu, ils m'ont partagé leurs histoires et leur quotidien. J'y est rencontré des bénévoles qui fournissent des tentes, des repas, des cours de français, des aides administratives, des sourires. Malgré les difficultés sanitaires et humanitaires, il règne dans ce coin de Paris une solidarité nécessaire en attendant que l'effort et l'espoir de ses personnes soient enfin récompensés.

The migrant camp, La Chapelle gate after being dementellated a month ago, is reborn from its ashes.
The hundreds of migrants (about 400) live in deplorable conditions. No toilets, no access to running water, not even to the first reception centre, although it is located on the other side of the road. Every morning from 7 a.m. they gather in front of the gates of the centre, on the other side of the CRS or the gendarmes form a second border that cannot be crossed. They will not let them pass and will not be able to access the help set up by the assossiations, installed there, to reach out to them.
I was there several times between June and July. There I met Mario, Said, two young Sudanese who arrived a short time ago, they shared their stories and their daily lives with me. I met volunteers who provide tents, meals, French classes, administrative assistants, smiles. Despite the health and humanitarian difficulties, there is a necessary solidarity in this part of Paris while waiting for the effort and hope of its people to be finally rewarded.