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De Paris à Bamako, la douloureuse quête de vérité de Marie M. sur les circonstances de son adoption, il y a trente-deux ans.

Paris-Bamako, les chemins de l’adoption (1/2). Entre 1989 et 2001, plus de 300 enfants maliens ont été adoptés par l’intermédiaire d’une association française. Neuf d’entre eux portent aujourd’hui l’affaire en justice.

Une robe rouge à fleurs parmi les boubous. Ce 21 septembre 2019, Marie M. détonne par son allure. Par son attitude aussi. En ce jour de fête, cette Française d’origine malienne, expatriée au Luxembourg, semble gênée. A ses côtés, une quarantaine de membres de la diaspora malienne célèbrent le 59e anniversaire de l’indépendance, au centre culturel d’Ellange, une petite ville du Grand-Duché. Mais la jeune médecin ne connaît rien de ce lointain pays où elle est née il y a trente-deux ans, pas même son hymne. Pour se rassurer et pouvoir entonner quelques vers du bout des lèvres, elle fixe l’écran où défilent les paroles, comme au karaoké. Marie M. paraît troublée d’être soudain immergée dans cette culture. Ces gens, cet hymne, ces couleurs, c’est un peu, beaucoup, son histoire.

Enquête menée par Morgane Le Cam  (Bamako, envoyée spéciale) et Kaourou Magassa

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