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La Monoculture de l'or

Sadiola, Mali

2018...

Reportage en cours

Depuis quelques années le cours de l’or se porte bien, le métal jaune est un placement rentable. Par conséquent les ruées vers l’or se multiplient, les multinationales investissent des millions dans des industries minières de pointe sacrifiant ainsi des régions entières d’Afrique de l’Ouest. Ces exploitations ont comme conséquences une pollution massive des sols, de l’eau et de l’air, des maladies, des déplacements de populations et l’abandon de toute autre économie régionale. La dictature de la monoculture de l’or avale tout sur son passage.

Aux côtés des mines industrielles, des centaines de mines artisanales (orpaillage) se developpent et attirent des travailleurs de tout âges, de tout horizons. La technique artisale utilise les mêmes procédés que les géants industriels, il faut creuser et séparer l’or avec des procédés chiniques (mercure). Mais les orpailleurs travaillent à mains nues et risquent leur vie et leur santé pour trouver la pépite. L’orpaillage de masse reste une activité illégale mais le gouvernement est impuissant face à l’ampleur du phénomène.

L’or est le secteur phare de l’économie malienne en terme de ressources générées (en moyenne 250 à 300 milliards de FCFA par an), ce qui représente plus de 7 % du PIB, 75 % des valeurs à l’exportation et 25 % du budget national. L’or est le premier produit exporté du Mali, devant le coton et le bétail. Plus d’un milion de maliens travaillent dans le secteur minier (mines industrielles et artisanales confondues). Les mines artisanales représentent 10% de la production globale d’or du Mali et reste pourtant une activité illégale.  

Mali, Sadiola (Du côté des mines artisanales)
Travail dangereux, travail des enfants, pollution, problèmes de santé. La région de Kayes, la plus pauvre du Mali, est le coeur de cette industrie. Sadiola ville minière, située à quatre-vingt kilomètres au sud de Kayes a vu sa population augmenter rapidement lors de ces dix dernières années, elle est le carrefour d’une grosse migration économique. Ses cinq sites miniers industriels et ses centaines de mines artisanales attirent des travailleurs venus de toute la sous-région.
 

Si la recherche de l’or est une véritable économie directe pour la population locale, le travail d’orpaillage est toxique et dangereux et n’est soumis à aucun contrôle gouvernemental. Les problèmes de santé liés y sont fréquents, beaucoup de jeunes et d’enfants y travaillent et manipulent des produits toxiques, tel que le mercure, sans aucune connaissance de sa dangerosité.